Un bel homme trop charmant,
Il était une fois un homme qui n'avait pas eu la chance d'avoir pour père et mère, un homme et une dame de qualité 1 . Quoique l'homme ne fit pas grand compte2 la dessus, il fit mille caresses3 à une fille d'honneur 4 qui vivais à quelques lieues5. Il faut dire qu'il n'était plus belle homme qu'on eût su voir de la province.
" Sachez que votre douceur et votre honnêteté6 coûte des soins7 dont je ne serais être indifférente.
_ Hélas, Mademoiselle8, vous vous moquez de moi, ce n'est pas là ce qu'il me faut."
Il n'était pas homme sot, mais il avait ce quelque chose de si spirituel9 qu'on en était troublé. Et la demoiselle si fit prendre.
" Cela vous plaît à dire... " 10 répondit la demoiselle.
Ravi de voir que son dessein commençait à réussir, il prit les devant. " N'insistez pas, je ne serais en souffrir d'avantage... "
Elle venait de tomber dans ses filets, dans ses charmes11. Elle ne put cacher d'avoir de la bonne volonté12 et demeura toute interdite13.
" Je ne peux croire, reprit-t-il, que dans un objet14 où la Nature aura mis de beaux traits, des mots de cette fausseté puisse s'échappé de ce teint où jamais l'art ne saurait arriver. Je vais donc, conclut-il, accepter vos compliments tel que vous m'en faite offrande. "
Deux semaine plus tard, il s'habilla bravement15, tailla sa maîtresse barbe16 pour cette rencontre attendue. On le fit entrer dans un magnifique château chamarrés17 pour l'installer à la table d'honneur. Les couverts d'argents, les verres de cristal, les assiettes de porcelaine, n'était que magnificence18 sur cette table couverte d'une nappe tissée au fuseau. Autour d'une magnifique collation, il rencontrait son père et mit en place le mariage et la dote qu'offrait sa famille pour subir avec elle la conjugale loi19.
" je vous donnerai, articula sa Majesté, tout ce que j'ai de vaillant20.
_ je n'en demandais pas tant, répondis le future mari en véritable affronteur21. Alors sachez acceptez en échange que j'offre à votre fille une bague faite d'un minutieux travail du riche, et non mois talentueux, lapidaire de notre royaume.
_ Avec la plus grande joie, reprit sa Majesté, si ma charmante fille l'accepte ainsi."
Elle ne fut pas longue à accepter.
Tantôt, les faire-part furent envoyés à toute la haute bourgeoisie de la province. L'hymen22 fût beau, tous les forts honnêtes hommes de la province firent le voyage, chaque gouvernantes, fille d'honneur, femme de chambre, gentilhomme, officier, maître d'hôte, resta à sa place pour ne déranger les festivités. L'homme répondit : "oui", sa demoiselle en fit autant. Tous, ou presque, finirent la soirée avec le nez bourgeonné
Une fois les v½ux prononcés et l'union scellée, le Mari ne fit pas conscience23 d'être désobligeant, malhonnête24, voir détestable envers celle qui avait fais toute sa situation. Elle ne fût pas longue à comprendre la supercherie. Ne sachant quoi faire, et n'ayant pas la force ni le c½ur d'en toucher mot à son père, elle demanda conseille à une de ses veilles amis qui avait pour don de voir au travers des gens.
" Je ne sais quoi penser, ma bonne amie, dit la demoiselle dans une voix empli de tristesse.
_ J'ai une réponse à la question que tu te pose mais je ne sais si je peux...
_ Je vous en conjure, la supplia-t-elle, je ne peux continuer une tel calomnie...
_ Sachez que je souffre pour vous, répondit sa bonne amie, mais votre mari est un affronteur qui n'en veut qu'à votre argent."
Ses mots firent échos dans sa tête durant plusieurs minutes avant qu'elle prenne la décision de s'en aller trouver son mari pour lui faire part de ce qu'elle venait d'apprendre. En chemin, elle se ravisa, décidant de faire appel à une fée. " Que se passe-t-il ma belle enfant ?" demanda la fée. La demoiselle lui narra toute l'histoire avant que celle-ci lui pose la question : "sait tu à quoi tiens le plus ton mari ?". Après un temps de réflexion, elle se rappela qu'il lui parlai souvent de sa maîtresse barbe qu'il avait t-en plaisir à entretenir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la barbe de son mari devint bleu.
Face à son reflet dans l'argenterie, l'homme poussa un cri que toute la province pût entendre. Il comprit très vite ce qui lui arrivait et face au regard de ses convives il prit ses jambes à son coup et partis si loin que plus jamais on eu ouï le nom de "Barbe Bleu", surnommé ainsi sous arrêt du Roi.
La demoiselle comprit la leçon et décida de se remarier avec un gentilhomme, qui fut bon et généreux et qui lui offrit trois beaux garçons. La vie paisible du royaume était alors assuré de pouvoir vivre en toute tranquillité.
MORALITE
La beauté est un art que chaque un à en soi
Les belles paroles, les beaux discours sont parfois
Malgré toute attente, toutes précautions
A l'abris même de toutes indiscrétions
Sachez que l'amour ainsi que l'argent
Savent diriger et contrôler nos sentiments
Tout s'achète, tout ce vend,
Tout est bon au nom de l'avancement25
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1 : noble / 2 : compter sur / 3 : amabilités / 4 : jeune fille noble dans l'entourage d'un roi/ 5 : 4 km / 6 : politesse et raffinement / 7 : demande des efforts / 8 : jeune noble / 9 : esprit, intelligence / 10 : c'est vous qui le dite / 11 : pouvoir magique / 12 : de l'attirance / 13 : troublée / 14 : personne inspirant l'amour / 15 : élégance / 16 : belle / 17 : colorés et richement ornés / 18 : luxe / 19 : mariage / 20 : argent dispo / 21 : menteur rusé / 22 : mariage / 23 : pas de scrupule / 24 : impoli / 25 : fortune, haut rang de la société